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Bouteflika Et La Présidence De La République Algérienne

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Le Président de la République en visite de travail et d'inspection à Batna






Le 9 octobre 2006, Le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, est en visite de travail et d'inspection à la Wilaya de Batna.
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#Posté le mercredi 11 octobre 2006 21:16

Le Président de la République en visite de travail et d'inspection à Batna



Allocution du Président de la République à l'ouverture de l'année universitaire 2006-2007

Batna, 9 octobre 2006


( Traduction non officielle )

Au nom de Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux,
Que le Salut de Dieu soit sur son Prophète,
sa famille et ses compagnons jusqu'au jour dernier


Honorable assistance,

Chaque
fois que nous tournons notre regard vers notre majestueux Aurès notre foi en la puissance de Dieu n'est que plus grande devant un site aussi beau qu'imposant et devant la fidélité aux valeurs authentiques et la capacité de ses habitants à relever les défis. De ses montagnes qui s'élèvent dans toute leur splendeur, se dégagent la beauté et la féerie sans pareille du créateur.

De se
s sources s'écoule l'éternité du temps, et du ruissellement de ses cours d'eau sont narrées au monde les plus belles histoires sur l'œuvre de ces hommes qui ont défendu leur terre et bâti des forts et des remparts, mettant en échec les campagnes ennemies successives.

Sur les f
lancs de ses montagnes, les batailles ont effacé les traces des pas barbares des Romains. Au pied des Aurès, les places fortes de l'Islam tolérant qui ont été installées, se sont transformées en phares rayonnants de la science et de la foi et les centres de diffusion du message de la l'Islam vers toutes les contrées.

Le promeneur verra également l
es images de l'Algérie combattante et s'imprégnera des réalisations accomplies, en tout lieu, par son peuple animé de courage et de fierté. Aujourd'hui que la Grâce divine nous a enveloppés pour être les hôtes des habitants de la ville de Batna, la généreuse, à la beauté ensorceleuse et l'incarnation des valeurs de défis que les femmes et les hommes de cette ville n'ont cessé d'en faire montre, un bonheur immense m'envahit en votre compagnie, connaissant votre générosité et votre hospitalité légendaire et devant les manifestations de joie à travers la ville de Batna et ses environs.

Le
choix de la ville de Batna pour ouvrir l'année scolaire 2006-2007 revêt plus d'une signification en ce qu'elle constitue un pôle culturel, religieux, scientifique et historique, mais aussi un bastion de la résistance et de la défense des constantes de la Nation et de son histoire glorieuse face aux occupants et aux envahisseurs.

Notr
e choix procède également de l'intérêt que nous portons à l'Algérie profonde et notre souci de réaliser la cohésion, la complémentarité et l'harmonie entre les enfants d'une même Nation sur la voie de la construction d'une Algérie fière et digne, une Algérie du progrès et du succès.

Mes
dames et messieurs,

Tout le
mérite dans l'évolution de l'Homme, élément clé dans le développement et la promotion des sociétés, revient à ceux qui ont insufflé en lui la noblesse d'âme, l'ont éclairé avec la science et lui ont inculqué les bonnes valeurs depuis son entrée à l'école jusqu'à l'obtention des diplômes universitaires. C'est à vous, éducateurs, enseignants et professeurs, que le mérite revient.

Il
me plait de vous exprimer ma fierté et ma joie d'assister avec vous dans la ville accueillante de Batna à la cérémonie de la rentrée scolaire et de l'ouverture de l'année universitaire 2006-2007. Je saisis cette heureuse occasion pour saluer l'ensemble des serviteurs de la science, les travailleurs de l'éducation et de l'enseignement, femmes et hommes, et leur dire toute ma gratitude et ma reconnaissance pour leurs efforts assidus dans la formation de l'homme, le développement de ses aptitudes et son accompagnement sur la voie de la création et de la créativité.

Je voudrais également, à cette
occasion, exprimer mon affection aux enfants qui franchissent le seuil de l'école pour la première fois et leur dire tout l'espoir et l'optimisme qui m'animent quant à l'avenir radieux qui les attend.

Il
me plait également de présenter mes félicitations les plus chaleureuses à tous les nouveaux étudiants et étudiantes dont les efforts ont été couronnés de succès et qui ont, grâce à leur assiduité et leur persévérance, obtenu le Baccalauréat, leur passeport pour l'université. Je les encourage à fournir davantage d'efforts et à acquérir la science en faisant montre de patience, de persévérance et de sacrifice. Car ils sont l'espérance de l'Algérie, l'espoir et l'avenir de la Nation. Un avenir qui sera choisi par vous et l'ensemble de la société.

Mesdames et messieurs,


En évoquant la rentrée sc
olaire et universitaire 2006-2007, je ne puis que m'arrêter sur la forte impulsion suscitée par l'effort colossal consenti par la Nation ces dernières années.

Cette ren
trée se caractérise, par rapport aux précédentes, par l'importance du nombre d'élèves qui a décuplé depuis l'indépendance, atteignant sept millions et demi, soit le quart de la population algérienne.

Ainsi,
l'augmentation du niveau de scolarisation des enfants âgés de six ans, qui est actuellement de 97%, alors qu'il ne dépassait guère les 43% en 1965, constitue un indicateur clair des résultats obtenus en matière de scolarisation.

Le nombre d'
étudiants dans les universités et les instituts est d'environ 930.000 étudiants. Cette évolution est d'autant plus évidente quand on sait que le nombre d'étudiants inscrits en graduation a augmenté entre l'année universitaire 1998-1999 et l'année universitaire 2006-2007 de 129%, ce qui représente un chiffre colossal dont vous mesurez certainement l'importance.

Cette situation découle
, comme vous le savez, de l'élargissement de la base de l'enseignement pré-universitaire, et l'augmentation sans précédent du nombre de lauréats du Baccalauréat cette année, lequel a dépassé 220.000. N'était-ce ce grand investissement dans le domaine des infrastructures pédagogiques, des structures d'hébergement et des capacités d'accueil, la prise en charge de ces étudiants n'aurait pu être assurée dans de bonnes conditions.

Dans le même contexte, j
e dois également signaler que le nombre de diplômés qui ne dépassait guère 44.530 diplômés durant l'année universitaire 1998-1999, a lui aussi augmenté considérablement, pour passer à plus de 110.000 nouveaux diplômés cette année.

Sachan
t que le niveau de croissance de la population algérienne ne dépasse pas les 3,2%, le nombre d'élèves et d'étudiants a augmenté à un rythme trois fois supérieur à celui de l'accroissement de la population.

Le
développement global de l'éducation s'est toutefois accompagné de déséquilibres et de lacunes qui se sont répercutés sur la qualité de l'enseignement dispensé et sur le rendement de l'ensemble du système, menaçant à terme d'hypothéquer le bilan des résultats obtenus.

Le fait est que notre société tout
entière était sous l'emprise d'une longue période de léthargie, d'inertie et de déséquilibre qui nous a contraint à engager une série de réformes institutionnelles. Il est à présent impératif de comprendre l'urgence d'opérer la réforme du secteur de la justice, celle de l'éducation et de la formation, ainsi que la réforme des fonctions et des infrastructures de l'État.

Le process
us de réforme de l'école est nécessairement long et difficile. Aussi, la formation des enseignants et la modification de la matière pédagogique exigent-elles de la part de tous les acteurs du système de l'éducation, une nouvelle vision de l'éducation.

Cette réforme né
cessite une plus grande maîtrise en matière de formation continue des enseignants, ainsi que l'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication, l'élaboration de nouveaux programmes, la redéfinition de la pédagogie en vue d'améliorer la qualité et l'efficacité de l'enseignement, la généralisation du cycle préscolaire ainsi que la réorganisation et la restructuration de l'enseignement obligatoire.

Dans ce cont
exte et durant la même période, le nombre des enseignants universitaires est passé de 16.260 à 27.300 enseignants de différents grades. Le nombre de places pédagogiques est passé de 340.000 places en 1998-1999 à 753.520 places cette année.

Puisque nous parlons de chif
fres, je me dois de signaler que ce nombre important d'effectifs et les nombreuses réalisations accomplies ont été accompagnés par la création d'un grand nombre de bibliothèques, de centres d'informations et de laboratoires de travaux pratiques et de recherche scientifique.

Le réseau des structures des
oeuvres universitaires a également connu durant les dernières années une expansion considérable. En effet, le nombre des structures d'hébergement a atteint cette année 219 résidences universitaires qui accueillent plus de 50% des étudiants inscrits, sachant que ces mêmes structures ne comptaient durant l'année universitaire 1998-1999 que 109 résidences.

Sur un autre plan
, nous nous devons de signaler également que plus de trois millions d'élèves nécessiteux et 86% d'étudiants inscrits bénéficient de bourses nationales, et que les élèves qui rejoignent les bancs de l'école pour la première fois bénéficient gratuitement des livres scolaires nécessaires.

Après plusieurs
années d'importants investissements dans le domaine de l'enseignement supérieur, notre pays dispose aujourd'hui d'un réseau d'infrastructures universitaires très dense qui compte 60 établissements universitaires, entre universités, centres universitaires, facultés nationales et écoles supérieures, repartis sur 41 wilayas.

Ce réseau devr
ait constituer un tissu homogène et complémentaire dont l'organisation doit faire l'objet d'une attention particulière à même d'orienter et de faciliter le mouvement des étudiants entre les différentes spécialités et entre les établissements et villes universitaires.

Ceci permettra à notre jeunesse, t
outes catégories confondues, de se rencontrer et de se connaître et aussi de consacrer les valeurs d'appartenance à un seul et unique pays et renforcer les opportunités d'échanges d'expériences et de compétences entre les universités.

Cependan
t, si ce tissu universitaire est un acquis considérable et un plus qualitatif , il reste insuffisant à moyen terme. Si le nombre accroît au rythme actuel, l'enseignement supérieur comptera en 2009-2010 prés de 1 400 000 étudiants. C'est un bien grand nombre qui démontre que l'enseignement supérieur connaît une évolution soutenue et rapide.

Cette situation nou
s amène à adopter un programme pluriannuel pour doter le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique de cadres, d'infrastructures et de moyens matériels nécessaires, renforcer les capacités de l'accueil pédagogique et de la recherche scientifique et améliorer, en quantité et qualité, les capacités d'hébergement et de prise en charge pour permettre enfin au secteur d'accueillir le nombre d'étudiants prévus dans de meilleures conditions.

L'école a connu, ces derni
ères années, une évolution notable en termes d'infrastructures. L'État a procédé de 1999 à 2004 au financement de la réalisation de 22 700 classes, 687 CEM et 284 lycées. Des réalisations représentant plus de 25% de ce qui a été fait durant la période 1962-1998. Et dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la croissance, il est prévu la réception entre 2005-2009, 7000 classes, plus de 1000 CEM et pas moins de 450 lycées.

Nous
réaliserons autrement dit et durant une période de 5 ans le quart des infrastructures que compte actuellement le secteur de l'éducation nationale et réalisées sur une période de quarante années. L'État a veillé, par ailleurs, à multiplier le nombre des cantines scolaires qui est passé de 4 384 en 1999 à 9 735 en 2005. Cette évolution a été accompagnée d'une augmentation considérable des crédits alloués à leur gestion, qui se sont multipliés par 12 depuis 1999. Le nombre des bénéficiaires a ainsi quadruplé passant de 600 000 à 2 500 000 durant la période 1999-2005.

Il en est
de même pour le transport scolaire au profit des élèves des régions éloignées et de la prise en charge sanitaire des enfants. A ce propos, nous avons donné des instructions aux secteurs concernés pour généraliser, aux frais de l'État, la distribution des comprimés de fluor aux jeunes élèves afin prévenir la carie dentaire.

La généralisation prog
ressive du préscolaire en tant que facteur d'éveil indispensable au civisme chez les enfants de moins de 6 ans, est appelée à devenir la base du nouveau système éducatif pour se transformer graduellement en une scolarisation obligatoire ouverte à tous les enfants.

Néanmoins,
la réforme du système éducatif reste incomplète en l'absence d'un système d'évaluation et d'analyse efficient destiné à cerner les points forts et les points faibles de l'application des nouvelles mesures préconisées. Une évaluation qui commence à donner ses fruits.

Et pour la pr
emière fois depuis l'indépendance, le taux de réussite aux épreuves du Baccalauréat a dépassé 50% sans rachat. C'est là un résultat important qui appelle à davantage de soutien à travers l'approfondissement des changements introduits sur les programmes et méthodes d'enseignement.

J
e ne manquerai pas ici de réaffirmer avec insistance l'intérêt qu'il convient de porter à la promotion de la formation professionnelle.

Ce secteur dont le rôle
est d'une importance capitale dans les pays développés conscients de son apport stratégique, ne devrait plus être à l'écart du système éducatif dans notre pays.

Si la formation profess
ionnelle propose aux élèves des domaines de formation aussi attrayants que convaincants psychologiquement, il nous serait aisé de pallier le déficit en matière de mains d'œuvre qualifiée dont nous avons souffert des années durant. Les élèves ne pouvant accéder au cycle moyen trouveront en la formation professionnelle une issue honorable.

Force est de
rappeler la place que pourrait ou plutôt que devrait occuper l'enseignement privé pour l'aboutissement de la réforme du système éducatif. Pour ce faire, cet enseignement doit se conformer aux lois qui le régissent et à la discipline imposée à tous les établissements relevant de l'enseignement public.

Il
était de notre devoir de miser sur l'homme et sur les générations futures, un pari d'ores et déjà gagnant pour ceux qui désirent asseoir les fondements d'un État moderne et ouvert, en mesure de faire face aux défis et de se mettre au diapason du développement et du progrès.

Vous n
'êtes pas sans savoir qu'il s'agit là d'un investissement de longue haleine, rude et coûteux. Un investissement difficile à entreprendre pour celui qui s'empresse d'en connaître les résultats.

Un enjeu dont
l'essence consiste à donner à la femme algérienne la place privilégiée qui lui sied. Car, elle fût non seulement témoin de ce progrès mais y a contribué et compte parmi ses artisans.

Vous n'ête
s pas sans savoir que les droits de la femme algérienne furent consacrés dès l'indépendance alors que les femmes dans plusieurs pays devaient attendre encore longtemps avant d'arracher l'égalité des droits civiques.

Le rôle de la fe
mme algérienne fût pionnier et avant-gardiste au sein du mouvement national et durant la glorieuse guerre de libération, ce qui lui a valu la reconnaissance de ses droits politiques, à compter du référendum de 1962, date du recouvrement de la souveraineté nationale.

Et, si l'égali
té des salaires entre hommes et femmes est un objectif qui n'est toujours pas atteint dans plusieurs pays développés, il n'en demeure pas moins qu'en Algérie, c'est un droit acquis et garanti par la Constitution et la Loi.

L'émancip
ation de la femme est, désormais, une réalité palpable en Algérie, la preuve en est sa présence dans différents secteurs d'activité. Les dernières statistiques font état d'un pourcentage d'étudiantes universitaires de plus de 58% sur l'ensemble des étudiants inscrits alors que la présence de la femme au sein du corps d'enseignement universitaire et de la recherche scientifique dépasse les 34%; une présence qui s'est étendue aux différentes branches et spécialités dont les sciences sociales et humaines, les lettres, les langues, les sciences et technologies et la médecine.

Ces mêmes statisti
ques attestent des réalisations de la fille algérienne dans le secteur de l'éducation où le pourcentage de scolarisation des filles qui ne dépassait pas 31,54% lors de la rentrée scolaire 1966-1967 est passé aujourd'hui à 96% avec 47% dans le cycle primaire, 49,03% dans le moyen et 57,72% dans le secondaire. Une évolution confortée par des résultats qualitatifs comme en témoigne le taux de réussite au niveau des différents cycles d'enseignement, à l'image du pourcentage des bachelières qui a atteint 64% cette année.

S'
agissant de l'encadrement éducatif et pédagogique, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le pourcentage des enseignantes qui ne dépassait pas 46,67% sur l'ensemble des enseignants au sein du corps enseignant en 1999-2000 a atteint cette année 51,5% dans le cycle primaire, 53,19% dans le moyen et 48,95% dans le secondaire.

Nous noto
ns avec grand intérêt l'exercice par la femme de divers métiers manuels et artisanaux avec un pourcentage de 43,35% de filles ayant rejoint les centres de formation professionnelle, outre l'accroissement du nombre de femmes exerçant dans les différents corps professionnels dont 54% dans le domaine de la santé et de la médecine spécialisée, 73% en pharmacie et plus de 30% dans le corps de la justice. Permettez-moi alors d'aborder encore une fois le secteur de la justice pour rappeler le nombre de magistrats qui est passé de 2500 en 1999 à 3434 en 2006, pour atteindre 4000 magistrats en 2009. Aussi, est-il important de rappeler la prolongation de la période de la formation de base qui est désormais de 3 ans avec des amendements introduits aux programmes de formation afin de les adapter au progrès scientifique et technique et à la dynamique que connaît la société sur tous les plans.

Ce no
uveau système de formation a été appliqué aux six promotions sortantes depuis 2003, outre les autres modes de formation, l'amélioration du niveau, comme la formation spécialisée, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ainsi que la formation continue de l'ensemble des magistrats, l'apprentissage de la langue anglaise et la maîtrise de l'outil informatique.

L'Algérie a ré
alisé un bond qualitatif en matière de promotion du rôle de la femme. Celle-ci occupe désormais différentes fonctions dans différents domaines, assume pleinement ses responsabilités et participe au processus de prise de décisions dans les institutions et instances nationales. Son rôle a sensiblement changé au sein de la société. On peut affirmer aujourd'hui, en toute objectivité, que notre pays devance beaucoup d'autres dans ce domaine et peut même rivaliser avec les pays avancés.

M
esdames et Messieurs ,

L'université,
de par sa mission première de formation, de recherches, et de propagation de savoir, de son éclairement intellectuel et son rayonnement culturel, ne saurait assumer pleinement son rôle, sans être entièrement intégrée dans la société, largement ouverte sur les mutations survenues dans le monde et bien préparée à la concurrence scientifique.

N
ous vivons aujourd'hui une ère où il n'y a point de place aux savants sédentaires cloîtrés dans leurs tours d'ivoire, ceux qui ont les regards rivés sur les références passées, ni à ces chercheurs retirés dans leurs laboratoires, ou encore ceux qui sont incapables de faire face à la concurrence.

Cette université
qui a de tout temps porté le flambeau de la science et de la culture, joué un rôle prépondérant dans l'édification du présent et de l'avenir du pays et été le berceau de l'élite et le centre de formation des cadres de la nation et des dirigeants futurs, se doit désormais d'accorder davantage d'intérêt aux préoccupations de la société, les examiner minutieusement et les cerner avec précision. Elle doit être l'espace le mieux approprié à la promotion d'idées favorisant le développement de la société.

Il
s'agit là du véritable rôle de l'élite universitaire, la mieux qualifiée à diriger le changement social. J'ai déjà affirmé en de nombreuses occasions que l'université devrait doter les responsables, dans différents niveaux et domaines, d'idées, d'analyses, d'études et de propositions qui éclairent leurs choix et les aident à prendre les décisions pertinentes. Elle doit également anticiper les évènement pour mieux préparer l'avenir, sans se laisser influencer par les aléas ou les conjonctures de la vie.

Les écoles,
les universités, les centres et laboratoires de recherches sont, plus que jamais, appelés à s'engager dans cette bataille pour relever les défis et gagner l'enjeu de la qualité, et ce en dotant la jeunesse d'outils pédagogiques, de concepts scientifiques et d'approches judicieuses leur permettant de se frayer, à pas fermes, un chemin vers l'avenir. Les recherches et expériences ont montré que la croissance économique moderne est un objectif qui ne se réalise qu'avec la promotion du savoir et la maîtrise des sciences et des techniques.

Les dernières
années ont été marquées par l'émergence d'une nouvelle économie fondée sur le savoir, où l'école, le centre de formation et l'université, qui constituent la pierre angulaire de ce processus combien difficile, sont appelés à engager des réformes profondes dans leurs différents domaines d'action, pour mieux s'adapter à la mondialisation de l'économie et à la société de l'information, élargir et diversifier les nouveaux métiers par l'adoption d'outils de recherche appropriés et de méthodes encourageant les connaissances et le savoir.

Il ne
s'agit pas uniquement d'introduire les réformes nécessaires à la structure de l'enseignement, mais il faut aussi que ces réformes englobent une actualisation continue des méthodes pédagogiques, des cursus scolaires et la révision des cycles de formation, après une étude précise des besoins du marché du travail.

Ces réforme
s doivent porter également sur la modernisation des modes de gestion des établissements éducatifs, pour faciliter à la famille scientifique l'accès au savoir et aux connaissances et la transformer en un capital à exploiter pour réduire la fracture numérique qui nous sépare des pays avancés. Tout cela s'effectue par la maîtrise des techniques, la promotion de la qualité et la propagation du savoir pour changer les cultures et les comportements.

Pour
ce faire, il est impératif de jeter des passerelles entre les établissements éducatifs et les secteurs de production et de prestations de services, de développer la culture de l'entreprise, et renforcer l'esprit d'initiative, à travers la création de pépinières d'entreprises dans les espaces universitaires pour assurer aux diplômés universitaire une meilleure intégration professionnelle, encourager et accompagner ceux qui désirent mener leur propre projet.

Il imp
orte de construire ces ponts également entre les centres, unités et laboratoires de recherches et le secteur économique, notamment celui des petites et moyennes entreprises.

Il im
porte par ailleurs de prendre des mesures d'encouragement pour le dépôt de brevets d'invention, la réalisation de plates-formes technologiques et de centres d'inventions et d'expérimentations pour valoriser les résultats de la recherche scientifique et du développement technologique et encourager l'investissement dans les inventions.

Toutes c
es vérités nous mettent face à des défis qui nous imposent la révision de notre approche sur le savoir et les connaissances et l'adoption de nouveaux comportements qui nous permettent de relever les défis. Il faut aussi opérer les changements requis dans le système de formation pour former des personnes en mesure de suivre la cadence à laquelle les connaissances scientifiques voient le jour.

Un tel obje
ctif ne peut être atteint qu'avec l'approfondissement des réformes engagées dans le système éducatif, notamment l'université dont l'un des objectifs premiers doit consister à garantir un enseignement supérieur de qualité, à élever le niveau de compétences des diplômés, à améliorer le rendement général du système et à adapter les formations proposées aux besoins du développement économique et social.

Il importe également de mettre en oeuvre une pédagogie de la réussite afin que l'étudiant puisse mieux appréhender le processus d'enseignement et mieux connaître ses capacités et ses dons pour les développer de manière à atteindre les plus hauts niveaux de qualification et de compétences; ce qui lui permettra de prendre confiance et de mettre en chantier son projet d'avenir lui même.

Ce
s réformes doivent être basées sur des normes polyvalentes ainsi que sur la maîtrise des langues. Elles doivent également intégrer dans leur processus les nouvelles formes et méthodes d'enseignement, comme l'enseignement à distance, l'enseignement virtuel, tout en tirant profit des réseaux informatiques d'enseignement et de recherches, des autoroutes de l'information, des banques de données, etc.

Il importe dans le
même contexte, de déployer davantage d'efforts en vue de jeter les bases de la bonne gouvernance à tous les niveaux et permettre à l'université de développer la culture de la performance et de la gestion de qualité, de manière à s'adapter progressivement aux normes en vigueur dans les universités réputées pour leur niveau de progrès.

C'est de cette
façon, et de cette façon seulement, que l'on pourra faire de nos universités un espace attractif pour les compétences aussi bien nationales qu'étrangères.

Mesdames, Messieurs,


Il va sa
ns dire que les enseignants, les professeurs et les chercheurs constituent l'épine dorsale de l'école et de l'université. Aussi, doivent-ils jouir de toute la considération qui doit leur être portée dans l'accomplissement de leurs missions pédagogiques et scientifiques.

Auss
i importants que puissent être les efforts déployés dans ce domaine, l'amélioration de leurs conditions de travail et de leur situation socioprofessionnelle continuera à figurer au centre de nos préoccupations.

L
a notion d'enseignement qu'il soit secondaire ou universitaire et son organisation de manière à garantir la liberté de pensée et d'expression, à contribuer à propager les valeurs nobles et à favoriser l'esprit de tolérance et de dialogue, doivent figurer parmi les préoccupations prioritaires de la famille de l'enseignement qui doit la préserver en tant qu'espace pour les avis, les idées et les débats qui marquent la vie de la société. Il s'agit de faire de cette notion un espace pour la culture de la tolérance et l'échange spirituel, loin de tout extrémisme et de toute surenchère.

Seuls la probité scient
ifique, la précision méthodologique, l'honnêteté intellectuelle, la grandeur académique, les valeurs morales et les comportements exemplaires, sont à même de conférer à la famille de l'enseignement l'immunité morale qui lui vaut la considération et le respect de la société qui fonde sur elle ses espoirs de progrès et de développement.

Mesdames et Messieurs
,

Notre syst
ème éducatif est seul garant de la performance du citoyen de demain. Et si son objectif premier est l'acquisition des connaissances scientifiques et techniques tout au long de son cursus scolaire, il englobe néanmoins sa formation pour en faire un Algérien conscient de ses obligations et devoirs à l'égard de son pays et de sa société, et apte à contribuer à l'édification de leur pays.

Entre aut
res enjeux qui se présentent aujourd'hui à notre université, n'omettons pas de citer la consolidation des capacités de celle-ci en matière d'efficacité, de consultation, d'analyse, d'études et de prospection tout en nous évertuant à former une élite nationale composée d'experts et de spécialistes dans les questions relatives notamment à l'espace géostratégique. Une élite qui ne se contente pas de constater les changements régionaux et internationaux tout en cernant leur signification profonde et leurs objectifs lointains mais s'emploie à prévoir leur avènement et à proposer les moyens susceptibles d'en prévenir les retombées négatives.

Chers frères, chères sœurs,

Il est des familles au sein desquelles je ne me sens nullement étranger. Et vous, maîtres de l'éducation et de l'enseignement, en faites partie dès lors que c'est à vos côtés et grâce à vos efforts soutenus et votre soutien indéfectible que je mène la bataille des réformes, une bataille sans précédent dans notre pays. Il est de même pour le secteur de la justice qui a franchi des étapes lumineuses et prometteuses. Nous sommes encore tout au début du chemin et dans tous les cas, l'application de la réforme implique indubitablement un dialogue sérieux, une probité de langage, une clairvoyance infaillible et un redressement des dysfonctionnements.

Je tiens,
chers frères et sœurs, à vous présenter mes excuses s'il y a eu, de ma part, manquement aux convenances en soulignant toute la considération et la déférence dont vous êtes dignes. Mais je me fais le devoir de vous faire parvenir la voix du citoyen. Une voix qui s'est enrouée, et ne voyez point en cela une critique gratuite, mais je me dois de le souligne par loyauté à notre patrie et, Dieu est témoin de nos intentions et actions. L'ambition veut que l'on aspire sans cesse à plus de réussite et de succès, à davantage d'acquis et de performance.

Vous trouve
rez, dans ce propos, quelques idées et concepts que je tenais à vous faire partager à cette occasion et, quelques orientations à donner à ceux qui sont en charge du secteur des enseignements secondaire et supérieur pour qu'enfin se clarifient les vues, se dessinent les horizons, convergent les efforts vers les résultats déjà obtenus et se conforte la confiance en un avenir meilleur.

Je voudrai
s enfin, présenter mes vifs remerciements au corps enseignant sur lequel nous fondons espoirs et espérances dans la promotion de l'enseignement et de la recherche scientifique, piliers fondamentaux du développement véritable auquel aspire notre société et notre Nation.

Je ne
manquerai pas de présenter mes vœux les meilleurs à la famille des enseignants souhaitant que cette année soit parsemée d'actions et d'œuvres remarquables. Je déclare ouverte l'année universitaire 2006-2007 et prie Dieu de guider vos pas et de couronner vos efforts de succès.

Merci de votre attentio
n
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#Posté le mercredi 11 octobre 2006 20:50

Modifié le mercredi 11 octobre 2006 21:02

Allocution du Président de la République à l'ouverture de l'année judiciaire 2006 -2007

27 septembre 2006
(Traduction non officielle)


Au nom de Dieu clément et miséricordieux,

Excel
lences,

Honorable assista
nce,

Le temps est la m
atière de la vie et cette matière n'est obtenue que par le travail qui permet de promouvoir et de développer la vie.

La tenue de cett
e cérémonie d'ouverture de l'année judiciaire dans son délai légal est de bon augure et inspire sérieux et rigueur de même qu'elle dénote de l'efficience du processus mis en oeuvre pour permettre à la justice de mener à bien ses missions et réaliser les objectifs auxquels aspire le peuple.

Le respect des délai
s et échéances ou plus exactement le respect du temps dans toutes nos actions et affaires personnelles, règle la vie de la société, lui confère un caractère de discipline et de modernité voire d'efficacité et procure à tout un chacun bien être et avantages tout en le prémunissant contre l'échec et le sous-développement.

L'échec et le
sous-développement ne sont que le résultat du gaspillage de cette matière précieuse. C'est là une réalité confirmée par la situation de tous les peuples sous-développés qui ne tiennent pas compte du temps et n'en font pas un facteur de réussite et de progrès dans la gestion de leurs affaires et de leurs programmes.

Le temps étant d'
une importance majeure et un facteur déterminant du succès ou de l'échec de tout programme et de toute démarche, nous en avons par conséquent, tenu compte, malgré nos conditions, dans tous les domaines du programme national global de développement.

Nous avons ains
i veillé à faire de la justice une des priorités nationales et à lui accorder le plus grand intérêt. Cela transparaît à travers les étapes et les pas franchis par la réforme globale et intégrée introduite à ce secteur mais aussi au travers de la mise en oeuvre de programmes pour améliorer ses infrastructures et développer ses moyens. Ce faisant, ce secteur a également bénéficié des opérations de développement nationales et régionales et même locales.

Dans le courant de cett
e année judiciaire que nous inaugurons aujourd'hui, le secteur de la justice passera à l'étape qualitative, par le parachèvement de l'élaboration du code de déontologie de la profession de magistrat, code qui, nous l'espérons, permettra à tous les magistrats, d'appréhender ce qui est attendu d'eux, autrement dit assurer aux justiciables ou aux citoyens en général des services de qualité.

Mesdames et Me
ssieurs,

A chaque fois
que je monte à cette tribune, je ressens le besoin de vous faire part de mes opinions et préoccupations sur la justice et les hommes de loi . Il est des questions et des observations que je dois évoquer en toute franchise, car le règlement de tout problème dépend, à mon sens, de la manière de répondre aux questions qu'il suscite.

Je
ne peux oublier la situation dramatique que l'Algérie a traversée et dont les retombées ont été néfastes sur les comportements et les mentalités ainsi que sur les fondements de la société, voire les concepts, principes et valeurs de la majeure partie des enfants de ce peuple et sur bon nombre de responsables de l'État.

Un
e situation marquée par l'altération des relations d'abord, entre individus, entre ces derniers et l'État et, entre les collectivités et les entreprises publiques et privées. Les prérogatives se sont alors confondues et les responsabilités se sont entremêlées compromettant ainsi les intérêts des individus et de la société.

Les tribun
aux ont été submergés par les litiges et les contentieux , les établissements pénitentiaires comptant de plus en plus de détenus et les fléaux sociaux se sont multipliés contraignant ainsi le pays à épuiser ses énergies pour faire face à une situation qui n'a engendré que drames, sous-développement et misère.

Cette situation de cris
e, elle même induite par une crise initiale aura été plus longue et plus dévastatrice pour l'ensemble de la société.

Il
fallait dès lors en défaire l'écheveau et remonter aux racines qui, elles, sont liées à un passé douloureux, par la propagation des principes de la démocratie et l'adaptation des textes de notre système législatif à la Constitution, par la promotion des valeurs humaines et des droits de l'Homme, par le respect des chartes, conventions et traités auxquels a adhéré l'Algérie, par l'encouragement de l'égalité des chances entre les citoyens, par la préservation des richesses du pays et par leur répartition juste et équitable entre les citoyens, par le renforcement des fondements de l'État de droit et des libertés et la consécration des droits et devoirs.

Ayant à l'es
prit tout ce que je viens d'énumérer, je ne peux cependant m'empêcher de m'interroger sur les facteurs qui font que le secteur de la justice n'est toujours pas en mesure de répondre aux aspirations de la société en termes d'efficacité et de crédibilité en dépit des moyens colossaux que lui consacre l'État.

Pou
rquoi l'action de la justice n'est-elle pas palpable en matière de lutte contre la criminalité? Pourquoi la récidive suscite-elle tant de désespoir et de détresse? Pourquoi l'image de la justice est-elle ternie aux yeux du citoyen?

Ce sont
là quelques interrogations parmi tant d'autres auxquelles nous devons trouver des réponses. La réforme de la justice ne se limite nullement à l'élaboration ou à la promulgation de lois. Il s'agit tout d'abord de changer la mentalité du magistrat et de modifier son comportement à l'égard des justiciables, afin d'amener ces derniers à changer leur opinion sur la justice de leur pays, à lui faire confiance et à la respecter. Le magistrat doit assimiler son rôle d'acteur indispensable dans le maintien de l'ordre public et la sauvegarde de la cohésion au sein de la société. Il doit se consacrer pleinement aux préoccupations des citoyens en quête de justice et d'équité.

Garant de la légalité
et du respect des lois, le magistrat doit en permanence faire preuve de vigilance et de sens de responsabilité. Cette lourde responsabilité ne doit pas incomber au seul magistrat. Il s'agit en fait d'y associer les responsables de tous les secteurs qui doivent veiller à réduire, autant que possible, les dysfonctionnements et autres facteurs d'anarchie, de troubles et de conflits.

Le magistrat d
oit faire en sorte que la justice ne soit prise au piége des échappatoires procédurales et autres subterfuges de défense. Sa mission doit , en permanence, permettre de rétablir les droits et de faire prévaloir les aspects légitimes et légaux.

Tous les c
ommis de justice doivent ,en tout temps et tout lieu, faire valoir un comportement irréprochable de sorte à être un exemple pour leurs concitoyens. Tant que nous ne l'aurons pas débarrassée des viles pratiques émanant encore de certains magistrats, avocats, notaires et huissiers, pratiques nocives tant aux justiciables qu'à la loi, la Justice ne sera digne d'aucun crédit ni confiance.

Aussi, l
e conseil supérieur de la magistrature et tous les secteurs se doivent-ils d'assumer pleinement leurs missions dans la lutte contre les différentes formes de dérapages et dépassements émanant de commis de justice qui ne font pas honneur à leur fonction.

Il est, de ce fait, impératif que les choses changent de manière radicale. Tous les magistrats, présidents de tribunaux et autres responsables du ministère de la Justice doivent se soumettre à la seule autorité de la Justice notamment en se conformant aux seuls critères de compétence, d'intégrité, de probité et d'abnégation.

La formation des magis
trats et auxiliaires de justice nécessite une mobilisation d'efforts et de moyens en se gardant bien évidemment de faire primer la quantité sur la qualité. A l'instar d'autres secteurs, celui de la justice doit combattre la médiocrité. Un autre aspect mérite également un intérêt tout particulier. Je veux parler des délais de traitement des dossiers, autrement dit ce fléau qui se caractérise par la lenteur dans le traitement des affaires dans tous les tribunaux notamment au niveau de la cour suprême. Il faut trouver une solution définitive pour amener nos tribunaux et nos magistrats à renoncer à cette fâcheuse habitude d'allonger les délais d'examen, ou d'ajourner, avec ou sans motif valable, les échéances de décision au point de décourager le justiciable qui, en désespoir de cause, fuit la justice.

La justice est tenu
e de se prononcer et de statuer avec célérité, entre les justiciables autrement ces derniers perdraient confiance, douteraient du rôle qui lui est assigné et finiraient par croire que son seul objectif est de porter atteinte à leurs intérêts.

J'ai à d
ifférentes occasions, appelé le gouvernement et les secteurs concernés à prendre leurs responsabilités concernant la lutte contre la corruption et le crime sous toutes ses formes. Je déplore toutefois, que les dispositions portant création de l'Instance nationale de prévention et de lutte contre la corruption, instance devant garantir l'application effective de la loi promulguée en février 2006, n'ont toujours pas été appliqués et l'Instance n'a donc pas vu le jour.

Par conséquent, le G
ouvernement est appelé à hâter la finalisation du texte relatif à cette instance pour procéder ensuite à son installation et sa dotation de tous les moyens susceptibles de lui permettre d'entamer ses activités dans les plus brefs délais.

La lutte contr
e la corruption, la dilapidation des deniers publics, le blanchiment d'argent illicite et le détournement de biens doit se poursuivre sans relâche dans le cadre de la loi, seul juge et moyen légal auquel recourt tout un chacun pour réprimer et condamner tout acte illicite.

L'an
crage de la bonne gouvernance et la propagation de ses bienfaits dans les différents aspects de la vie du citoyen requiert ce que je viens d'énumérer et même plus.

Mesdames et Mess
ieurs,

Cette
rencontre qui nous réunit aujourd'hui coïncide avec le rétablissement de l'autorité de l'État et le retour de la sécurité et de la stabilité du pays grâce aux efforts de redressement et de développement consentis depuis plusieurs années et des résultats qui découlent de l'application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Des résultats qui contribuent grandement à redonner espoir à l'Algérie de demain, des résultats qui n'auraient pu avoir lieu si le peuple, tout le peuple, n'avait pas fait preuve d'un haut sens de patriotisme et de valeurs humaines à savoir le pardon, la magnanimité, la réconciliation, la tolérance, la solidarité et l'entraide. En ce lieu précis et sans oublier de m'incliner à la mémoire de toutes les victimes de la tragédie nationale, je me dois de réitérer la gratitude de la Nation aux membres de l'Armée nationale populaire (ANP) et tous nos services de sécurité. Je ne manquerai pas de souligner respect et considération pour l'effort fourni dans le rétablissement de la sécurité du pays et des citoyens et de rendre un vibrant hommage aux martyrs du devoir national dont les sacrifices ont permis de venir à bout du terrorisme.

Je ne manquerai pas au
ssi de saluer les intellectuels de l'Algérie, Hommes de lettres, journalistes et artistes qui ont su garder confiance dans les capacités de leur peuple et dans les institutions de l'État face au danger destructeur et ont continué à accomplir leur mission nationale en mettant à nu les intentions malsaines et les desseins abjects de ceux qui ont osé dilapidé les potentialités du pays et tenté d'hypothéquer l'avenir de tout un peuple.

Comme nous l'avon
s promis, nous avons réussi à vaincre, par la grâce de Dieu, les facteurs de destruction et de division et à éteindre le feu de la fitna. La société a, en effet, commencé à cueillir les fruits de la réconciliation dont elle avait tant besoin pour se rétablir, dans un cadre juste garantissant l'équilibre des intérêts des différentes franges du peuple et libérant les initiatives individuelles.

L
es résidus du terrorisme abject sont inéluctablement voués à disparaître. Nous ne serons rassurés que lorsque nous l'aurons éradiqué à jamais dans le cadre de la légalité et de la souveraineté de la loi.

Po
ur l'État et le peuple, les seuls ennemis sont ceux qui se sont inscrits hors de la légalité et de la loi, les partisans de la violence, les groupes terroristes et criminels, ceux dont l'âme, otage du mal, persistent dans l'égarement et refusent de retourner au sein de la Nation en continuant à menacer la sécurité du pays et des personnes, à porter atteinte aux intérêts du peuple, manipulés qu'ils sont par des esprits malsains. Esprits qui ont fait du terrorisme un commerce et altéré la morale d'une jeunesse-en quête d'un guide- pour l'entraîner sur la voie de l'égarement. Une jeunesse qui aspirait à une vie honnête mais dont ils ont obscurci la voie au moyen d'argent mal acquis pour l'écarter du droit chemin.

Mesdames, messieu
rs,

La démocratie n'est nullement
synonyme d'anarchie des opinions et de divergences des positions au point de menacer les intérêt de la patrie ou de diviser son unité et ses forces.

La
démocratie ne signifie pas abattre les frontières séparant les forces légales qui oeuvrent dans le cadre d'un régime démocratique imposant le respect de la loi, des forces hors la loi incitant à la violence et menaçant la sécurité et la stabilité de la société.

C'est pourquoi
, j'avais affirmé et j'affirme aujourd'hui encore qu'il est, plus que jamais, du devoir des Algériennes et des Algériens d'œuvrer main dans la main, afin de renforcer notre cohésion nationale et mettre de notre côté les atouts, à une époque difficile et dans un monde sans pitié dans lesquels nous n'avons d'autre alternative que d'y vivre et y garantir l'avenir de nos enfants.

Le
s facteurs indispensables à une compréhension mutuelle du cadre dans lequel s'inscrit l'intérêt national suprême, sont aujourd'hui réunis. A cela vient s'ajouter l'effet positif de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

L
e vaisseau de la paix et de la stabilité tant ballotté par de puissantes lames, et que les tempêtes ont failli engloutir, est parvenu à triompher des dangers et des périls, poursuivant résolument sa route vers des rivages sûrs, arborant haut, l'étendard d'un pays ayant recouvré ses capacités de réaliser un développement global. Un pays qui, année après année, va de l'avant dans l'édification. Un pays qui se débarrasse sans cesse de la dette. Un pays désormais en mesure de consacrer ses ressources à l'investissement et à la dynamisation du développement.

Il s
erait injuste de nier que la pratique démocratique s'est consolidée de manière jamais égalée et que la presse est libre. De même qu'il serait malhonnête de ne pas reconnaître que la justice est indépendante et que l'économie connaît désormais une dynamique certaine, libre des contraintes qui liaient son devenir au seul effort de l'État.

Nul
ne pourra nier que le succès du projet de redressement national est tributaire de la reconnaissance tant de la diversité des intérêts de la société que du pluralisme dans l'activité politique et intellectuelle.

Ce projet ne portera toute
fois ses fruits qu'une fois aboli l'unilatéralisme dans la prise de décisions et une fois reconnue la nécessité d'un consensus national à même de garantir l'équilibre du processus de l'action politique. Il s'agit également de définir les limites entre ce qui est légal et ce qui est illégal, pour éviter que les amalgames et la confusion dans les positions ne mettent en péril les intérêts du pays et que la démocratie ne se transforme en anarchie susceptible de paralyser la société et de porter atteinte à sa capacité à faire face aux défis de l'heure.

Comme nous continuons
d'être la cible de nombreuses forces qui ne veulent pas de stabilité et de progrès pour l'Algérie, permettez -moi de dire à ceux qui s'arrogent le droit de tutelle sous prétexte de démocratiser les autres pays et peuples que la démocratie n'est point un modèle unique ni un texte sacré à appliquer en tout temps et en tout lieu. A chaque pays ses spécificités et ses propres conditions de développement.

La bon
ne gouvernance, pour nous, ne se limite pas au volet politique mais englobe celui de l'économie. C'est pourquoi nous avons veillé à ce que les décisions prises par le gouvernement ne soient pas unilatérales.

Nous avon
s réaffirmé, pour ce faire, la nécessité d'associer les partenaires socio-économiques à la prise de décision et à l'élaboration de plans intéressant les travailleurs et de larges franges de la société ainsi que l'avenir du pays.

Mesdames, Messieurs,


Je me suis consacré, et v
ous en êtes témoins, à servir notre pays et notre peuple, mu par un dévouement et un reniement total de soi, ne craignant que Dieu le Tout Puissant, n'écoutant que la voix de la conscience et n'obéissant qu'à l'appel de la patrie, pleinement conscient des dangers que peuvent générer des pas susceptibles, Dieu nous en préserve, d'entamer le chemin que nous avons parcouru.

Je
me suis engagé à placer l'intérêt de la patrie au dessus de toute considération car la responsabilité est grande et ne souffre aucun pas susceptible de mettre en péril le destin de la Nation et le devenir d'un pays pour satisfaire des slogans creux dans la perspective d'un quelconque bénéfice immédiat qui ne peut que se fragiliser et se disperser au gré du vent.

Nous ne pouvon
s que croire à l'aboutissement de la démarche escomptée dans l'édification de l'État de droit et des libertés dont les fondements ne peuvent être mis en place que dans le cadre d'une justice indépendante, compétente, forte et honnête, aux méthodes flexibles. Une justice non radicale, qui ne rejette pas le renouveau et le développement, une justice qui se hisse au niveau des aspirations et exprime les ambitions de notre valeureux peuple.

Sur ce
t espoir qui nous anime tous et que nous nous évertuons à réaliser quelque' en soit le prix, je déclare officiellement, par la grâce de Dieu, l'ouverture de l'année judiciaire 2006-2007 en vous souhaitant plein succès dans votre noble mission.

Prio
ns Dieu de nous aider à demeurer loyaux et fidèles à nos engagements envers Lui et envers le pays.
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#Posté le samedi 30 septembre 2006 18:12

Modifié le samedi 30 septembre 2006 20:25

Le président de la République, à la Havane (CUBA) pour participer au 13ème Sommet du Groupe des 15 et au 14ème Sommet du Mouvement des Pays Non-Alignés

14 septembre 2006
Le Président de la République s'entretient à La Havane avec MM:
- le vice-Président cubain, M.Raul Castro
- le Président cubain, M. Fidel Castro
- le chef de l'Etat soudanais, M. Omar Hassan El-Bachir.
- le Président du Cap Vert, M. Pedro Pires.
- le Président iranien, M. Mahmoud Ahmadinedjad.
- le chef de l'Etat malien, M. Amadou Toumani Touré.
- le Président de la Croatie, M. Stjepan Mesic.
- le chef de l'Etat libanais, M. Emile Lahoud.
- le chef de l'Etat congolais, M. Denis Sassou Nguessou, président en exercice de l'Union africaine (UA).
- le Président du Belarus, M. Alexander Lukashenko.


Le Président de la République reçoit :
- le vice-Président colombien, M. Fransesco Santos Calderon.
- le Président du Parlement de la Corée du Sud, M. Kim Young Nam.



PS:
Pour ceux désirant avoir les allocitions ou les INTERVIEW accordée a l'APS a LA HAVANE le 15 et 16 septembre, me contacter a l'adresse suivant : Bouteflika01@hotmail.com


Allocution à l'ouverture du 13eme sommet du G15

Allocution au 14ème conférence au sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement du mouvement des pays non-alignés
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#Posté le samedi 23 septembre 2006 11:52

Communique du Conseil des Ministres

Communique du Conseil des Ministres
du Lundi 11 septembre 2006



Le Présiden
t de la République, Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA, a présidé ce jour, 18 chaabane 1427 correspondant au lundi 11 septembre 2006, une réunion du Conseil des Ministres dont l'ordre du jour a été consacré à l'examen des points suivants :

I – Projets de Lois

1. Le Con
seil des Ministres a examiné et approuvé le projet de loi de finances pour 2007.

Ce proj
et de loi s'inscrit dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la croissance économique (PCSCE) pour la période 2005–2009. Il prévoit, au titre du budget de l'Etat, de mobiliser les ressources nécessaires à la couverture financière du programme d'équipement public et les dépenses induites par le fonctionnement des administrations publiques pour un montant de 3.583,75 milliards de DA se répartissant en 2 048,81 milliards de DA pour l'équipement et 1.534,94 milliards de DA pour le fonctionnement.

Le pr
ojet de loi de finances pour 2007 intervient dans un contexte caractérisé, notamment, par :

- une cr
oissance économique de 5,2 % ;

- la p
oursuite de la tendance au confortement des équilibres macro économiques et financiers à travers une inflation contenue dans la limite de 3,5 % ;

- la
prise en charge des indemnités déjà décidées au profit des fonctionnaires et le relèvement du seuil des pensions de retraite. La révision à la hausse de la quote-part de la TVA intérieure revenant aux communes ;

-
la révision des mesures fiscales.

En
matière fiscale, le projet de loi prévoit, dans un souci de simplification, d'accessibilité et de transparence, de remplacer les impôts et taxes auxquels sont soumis les contribuables éligibles au forfait par un impôt unique (impôt forfaitaire unique) regroupant l'Impôt sur le Revenu Global (IRG), la Taxe sur l'Activité Professionnelle (TAP) et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Cette mesure bénéficiera à près d'un million d'assujettis.

D'autres
mesures fiscales sont proposées pour :

- réduir
e la pression fiscale et le calcul de la base imposable ;

- encou
rager la constitution de groupes de sociétés à travers l'exonération de la TAP et de la TVA, au titre des opérations intergroupe ;

- favorise
r la création d'emplois, la réalisation de projets et la production de certains biens et services ;

- protéger e
t sauvegarder l'environnement ;

- lutter
contre les phénomènes de contrebande.

Inte
rvenant à la suite des débats sur le projet de loi de finances pour 2007, le Président de la République a mis l'accent sur :

« Le renforc
ement significatif, à travers les dotations inscrites au budget de fonctionnement de l'Etat, des effectifs de plusieurs secteurs de l'administration publique se traduit par l'augmentation importante des charges financières, induites notamment par la création de postes budgétaires et la valorisation des rémunérations des fonctionnaires qui pèseront désormais de manière permanente sur le budget de l'Etat, doit trouver son corollaire dans une amélioration substantielle du fonctionnement et du rendement des services publics ainsi que dans la qualité des prestations servies aux usagers. »

« Aussi est-
il attendu des responsables et agents concernés par la gestion de ces services de prendre en charge les besoins de ces usagers et de satisfaire à leurs attentes, notamment, en termes, d'amélioration de la sécurité des personnes et de la protection de leurs biens, de fonctionnement du service public judiciaire, de qualité des prestations éducatives, de santé et d'une manière plus générale de conditions et de cadre de vie des citoyens. »

« Sur la
nécessité pour les responsables concernés par la conduite et la supervision des projets inscrits au titre du programme complémentaire de soutien à la croissance économique de veiller scrupuleusement au respect de tous les engagements souscrits et de prendre les sanctions qu'imposent les manquements éventuellement constatés, notamment, en matière de non respect des délais de livraison des ouvrages et de manquement aux normes de qualité requises, d'autant que les contraintes de financement, d'outils et de moyens de réalisation ont été levées. »

2. L
e Conseil des Ministres a examiné et approuvé le projet de loi relative aux coopératives d'épargne et de crédit.

Ce projet d
e loi s'inscrit dans le cadre de la modernisation du système financier et de la diversification de ses acteurs.

L
es coopératives d'épargne et de crédit sont des groupements de personnes physiques qui mettent en commun leur épargne pour la distribuer sous forme de crédits à leurs adhérents à des conditions avantageuses. Elles ne poursuivent pas de but lucratif. Les adhérents participent à la gestion de la coopérative à travers ses organes sociaux à savoir l'assemblée générale, le conseil d'administration, le comité de contrôle et le comité de crédit. Les membres de ces différents organes sont élus par l'assemblée générale ainsi que le directeur général de la coopérative.

Le but recherché à travers la mise en place de ces coopératives est d'offrir à leurs membres les services financiers qui ne leur sont pas accessibles auprès des préteurs commerciaux, soit à cause du faible niveau du revenu, de leur culture financière ou de leur éloignement géographique et de favoriser la bancarisation du plus grand nombre de populations.

Inte
rvenant à l'issue de la présentation du projet de loi, le Président de la République, a tenu à mettre l'accent sur la nécessité de protéger l'épargne des adhérents à travers la mise en place de mécanismes interne et externe de contrôle qui doivent veiller la bonne gestion de ces coopératives et à la préservation de l'intérêt des adhérents dans le respect des lois et des règlements en vigueur.

II – Projets de Décrets Présidentiels.

1. L
e Conseil des Ministres a examiné et approuvé les projets de décrets présidentiels portant ratification :

- d
e la Convention internationale sur la protection des artistes interprètes ou exécutants, des producteurs de phonogrammes et des organismes de radiodiffusion, faite à Rome le 26 octobre 1961, avec réserve ;

- de la Convention de création d
e la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce ;

- du
Protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en méditerranée, signé à Barcelone le 10 juin 1995 ;

- de l'Acco
rd de coopération dans le domaine de l'agriculture entre le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et le Gouvernement de la République socialiste du Vietnam, signé à Alger le 21 novembre 2004 ;

- de l'Accord entre le Gouvernement de la Ré
publique Algérienne Démocratique et Populaire et le Gouvernement des Etats Unis d'Amérique portant sur la coopération en matière de sciences et de technologies, signé à Alger, le 18 janvier 2006 ;

- du Protocole de coopération commune dans le domaine du travail et des relations professionnelles entre le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et le Gouvernement de la République Tunisienne, signé à Tunis, le 16 février 2006 ;

- de l'
Accord entre le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et le Gouvernement de la République Tunisienne sur l'encouragement et la protection réciproques des investissements, signé à Tunis, le 16 février 2006 ;

- de l'Accord entre le Gouvern
ement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et le Gouvernement du Royaume de Belgique relatif à l'octroi d'une aide financière par le Gouvernement du Royaume de Belgique au Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, signé à Alger, le 9 juillet 2006.

2.
Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé un projet de décret présidentiel portant création, missions et organisation du Commissariat général à la planification et à la prospective.

Le Com
missariat général à la planification et à la prospective est institué en tant qu'administration spécialisée jouissant de l'autonomie financière. Il est chargé d'assister le Gouvernement dans le choix et l'élaboration de sa stratégie dans les domaines du développement économique, social et spatial. Plus précisément, le commissariat a pour missions :

- d
'analyser la cohérence d'ensemble des politiques de développement en matière économique, sociale et spatiale et d'en évaluer l'efficacité ;

- d'org
aniser, dans une démarche multidisciplinaire, une réflexion prospective sur les facteurs susceptibles d'affecter l'évolution sociale, économique et spatiale à long terme de la Nation ;

- d'orga
niser la mise en place et le développement des activités de veille stratégique ;

-
d'organiser et de suivre, en relation avec les institutions et les organismes concernés, la mise en œuvre du système national d'information statistique et de développer les instruments de simulation et de prévision macro économiques ;

- d'é
laborer des notes de conjoncture pour le suivi de l'évolution économique et sociale ;

-
d'élaborer et de soumettre au Gouvernement le rapport annuel sur la situation économique et sociale ;

- d'élabore
r les perspectives de développement à moyen et long terme de la nation ;

Pour l'accomplissement des missions qui lui sont assignées, le Commissariat agit de sa propre initiative ou sur saisine du Gouvernement.

I
ntervenant à la suite de l'adoption de ce texte, le Président de la République a instruit le Gouvernement de veiller à dynamiser le rôle de la planification en tant que moyen d'aide à la décision et en tant qu'instrument d 'évaluation objective des progrès de développement du pays.

Cet instrument doit contribuer à l'identification des enjeux stratégiques et des défis posés par le développement économique et social et proposer une démarche concertée et graduée selon le court, moyen et long termes.

III – Communication

L
e Conseil des Ministres a entendu une communication relative au contrat se rapportant à l'autoroute EST/OUEST.

IV – Décisions Individuelles.

Le
Conseil des Ministres a enfin examiné et approuvé des décisions de nomination et de fin de fonctions aux emplois civils de l'Etat.
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#Posté le mardi 12 septembre 2006 12:28

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